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Chiffrer un lot charpente

Chiffrer un lot charpente : lecture du CCTP, relevé des bois et assemblages, sections et volumes, quincaillerie et levage, et automatisation du métré sur plans.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 7 juillet 2026

Chiffrer un lot charpente, c'est relever les bois pièce par pièce, par section et par essence, puis compter les assemblages, la quincaillerie et prévoir le levage. La difficulté tient à la diversité des sections et à tout ce qui n'apparaît pas comme du bois : connecteurs, sabots, traitements, moyens de mise en œuvre. Un chiffrage au mètre cube global écrase ces réalités et fausse la marge.

Lire le CCTP avant de relever les bois

Le prix d'un mètre cube de charpente dépend de l'essence, du classement mécanique, du traitement et de la section. Le CCTP fixe ces paramètres, ainsi que le type de charpente (traditionnelle, fermettes industrielles, lamellé-collé) et les exigences de traitement contre les insectes et l'humidité.

À repérer dans le CCTP :

  • Essence et classement mécanique du bois
  • Type de charpente (traditionnelle, fermettes, lamellé-collé)
  • Sections imposées par pièce
  • Traitement (insecticide, fongicide, classe d'emploi)
  • Quincaillerie et assemblages exigés

Décomposer le métré par section

Un chiffrage fiable ne relève pas « la charpente » mais chaque famille de pièces, car les prix au mètre cube ou au linéaire diffèrent fortement.

PosteUnitéPoint de vigilance
Pannesml ou m³Section, portée, appuis
Chevronsml ou m³Entraxe imposé, longueur réelle
Arbalétriers / entraitsml ou m³Section, assemblages spécifiques
QuincaillerieuConnecteurs, sabots, boulons, ferrures
Traitementm³ ou forfaitClasse d'emploi selon exposition
Levageforfait ou hGrue, accès, durée

Le mélange des sections est le piège central. On relève chaque pièce à sa section réelle, on cumule les volumes par famille, puis on valorise chaque famille à son prix. Confronter ces volumes aux quantités de la DPGF permet de repérer une section oubliée ou un écart de métré avant la remise.

Ne pas oublier la quincaillerie et le levage

La quincaillerie d'assemblage — connecteurs métalliques, sabots, boulons, ferrures — représente un poste réel qui disparaît quand on raisonne uniquement en volume de bois. De même, le levage d'une charpente lourde ou d'un lot de fermettes se chiffre selon l'accès et la durée. La méthode fiable consiste à compter les assemblages sur les plans et à traiter le levage comme un poste à part entière.

Pour la logique de relevé sur documents graphiques, voir notre guide métré sur plans.

Automatiser le comptage et fiabiliser le déboursé

Le relevé des longueurs par section et le comptage des pièces sur un plan de charpente sont typiquement automatisables. Un outil comme Artos lit le DCE, relève les bois par section, compte les assemblages, rapproche le tout de la DPGF et signale les écarts avec un indice de confiance — chaque ligne restant éditable. Le chiffreur ne recompte plus tout à la main : il vérifie, ajuste les sections selon le CCTP et pré-chiffre sur son référentiel.

Pour bâtir un prix solide à partir de ces quantités, voir notre guide sur le déboursé sec expliqué simplement. Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare la base de chiffrage et fait remonter les incohérences avant la remise, avec un gain de temps qui peut atteindre jusqu'à 50 % sur le métré. Ensuite, vous exportez la base vers votre outil de chiffrage.

Questions fréquentes

Comment métrer une charpente à partir des plans ?+

On relève les longueurs de chaque pièce de bois par section (pannes, chevrons, arbalétriers, entraits), on en déduit les volumes en mètres cubes ou les linéaires par section, puis on compte les assemblages et la quincaillerie. Le CCTP fixe les essences, les sections et les traitements imposés.

Faut-il chiffrer le levage avec le lot charpente ?+

Souvent oui. La mise en œuvre d'une charpente lourde ou de fermettes en grand nombre demande une grue ou un moyen de levage, dont le coût dépend de l'accès et de la durée. Vérifier l'allotissement du DCE pour savoir si ce poste est intégré ou traité à part.

Quelle est la principale source d'erreur sur un lot charpente ?+

Le mélange des sections et l'oubli de la quincaillerie d'assemblage. Une charpente comporte des pièces de sections très différentes, à des prix au mètre cube distincts, plus des connecteurs, sabots et boulons qui pèsent dans le déboursé. Les regrouper en un seul ratio fausse le chiffrage.

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Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.

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