Tester gratuitement
Par corps d'état

Guides · Métiers

Chiffrer un lot étanchéité

Méthode pour chiffrer un lot étanchéité : lecture du CCTP, relevé des surfaces et relevés, points singuliers, complexe multicouche ou SEL, et automatisation du métré.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 7 juillet 2026

Chiffrer un lot étanchéité, c'est relever les surfaces horizontales et les relevés verticaux d'une toiture-terrasse (ou d'un ouvrage enterré), identifier le complexe imposé par le CCTP et valoriser chaque point singulier. La difficulté n'est pas la surface courante — facile à mesurer — mais tout ce qui l'entoure : relevés, évacuations, émergences. C'est là que se joue la fiabilité de l'offre.

Lire le CCTP avant de mesurer

Le prix au mètre carré n'a de sens qu'une fois le complexe défini. Le CCTP précise le type d'étanchéité (bicouche bitume, membrane synthétique, système d'étanchéité liquide), la classe de résistance au poinçonnement, le pare-vapeur, l'isolant support et la protection (gravillons, dalles sur plots, végétalisation). Chacun change radicalement le prix.

Points à repérer systématiquement dans le CCTP :

  • Nature et nombre de couches du revêtement
  • Hauteur minimale des relevés au-dessus de la protection
  • Traitement des points singuliers (EP, crosses, joints de dilatation)
  • Protection lourde ou autoprotégée, et sa nature exacte
  • Garantie décennale et procès-verbaux de classement exigés

Décomposer le métré poste par poste

La surface courante se relève sur plans, mais un chiffrage fiable distingue chaque nature d'ouvrage, car les prix unitaires n'ont rien à voir.

PosteUnitéPoint de vigilance
Étanchéité couranteDistinguer les zones (végétalisée, gravillonnée, accessible)
Relevésml puis m²Hauteur imposée par le CCTP, développé exact
Évacuations d'eaux pluvialesuPlatines, crapaudines, manchons à souder
Joints de dilatationmlTraitement spécifique, souvent sous-estimé
Émergences / sortiesuVentilations, lanterneaux, socles techniques
ProtectionNature (gravillons, dalles sur plots, végétalisation)

Le développé des relevés est un piège classique : compter le linéaire d'acrotères, puis appliquer la hauteur de remontée pour obtenir la surface réelle du complexe vertical. Confronter ensuite ce relevé aux quantités de la DPGF : un écart signale souvent un poste oublié d'un côté ou de l'autre.

Ne rien oublier sur les points singuliers

Les points singuliers concentrent la main-d'œuvre. Une évacuation d'eaux pluviales mal chiffrée, ce sont des heures de pose et des fournitures spécifiques passées à la trappe. La méthode fiable consiste à compter chaque élément un par un sur les plans — EP, sorties de toiture, crosses, socles — puis à les valoriser à l'unité sur le référentiel, plutôt que de les noyer dans un ratio au mètre carré.

Pour la logique de relevé sur les documents graphiques, voir notre guide métré sur plans.

Automatiser le comptage et sécuriser la marge

Le comptage des surfaces et des éléments récurrents sur un plan de toiture est typiquement automatisable. Un outil comme Artos lit le DCE, relève les surfaces d'étanchéité, compte les évacuations et les points singuliers, rapproche le tout des quantités de la DPGF et signale les écarts avec un indice de confiance — chaque ligne restant éditable. Le chiffreur ne remesure plus tout à la main : il vérifie, ajuste le complexe selon le CCTP et pré-chiffre sur son référentiel, avant d'exporter la base vers son logiciel de devis.

Artos ne remplace pas votre outil de chiffrage : il prépare la base, recoupe les documents et fait remonter les incohérences avant la remise, pour un gain de temps qui peut aller jusqu'à 50 % sur la phase de métré.

Pour situer le lot étanchéité dans une réponse complète, voir notre guide comment répondre à un appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

Comment compter les relevés d'étanchéité dans un chiffrage ?+

Les relevés se comptent en mètres linéaires le long des acrotères, costières et émergences, puis se convertissent en surface selon la hauteur de remontée imposée par le CCTP (souvent 15 cm mini au-dessus de la protection). Un relevé oublié est l'un des écarts les plus fréquents entre la DPGF et les plans.

Faut-il chiffrer l'isolation avec le lot étanchéité ?+

Cela dépend de l'allotissement du DCE. Sur une toiture-terrasse, l'isolant support d'étanchéité est souvent intégré au lot étanchéité, mais pas toujours. Il faut vérifier le découpage du CCTP et de la DPGF pour éviter de chiffrer deux fois ou d'oublier un poste entier.

Quelle est la principale source d'erreur sur un lot étanchéité ?+

Les points singuliers : évacuations d'eaux pluviales, entrées, joints de dilatation, sorties de ventilation. Ils représentent peu de surface mais beaucoup de main-d'œuvre et de fournitures spécifiques. Les sous-estimer ampute directement la marge.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.

À lire aussi