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Les pièces d'un DCE

Guides · Pièces du dossier

Pièces écrites et pièces graphiques d'un marché

Comprendre les pièces écrites et graphiques d'un marché de travaux : rôle du CCTP, de la DPGF, des plans, et pourquoi les recouper évite les oublis coûteux.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 10 juillet 2026

Un marché de travaux repose sur deux familles de documents : les pièces écrites (qui décrivent et cadrent) et les pièces graphiques (qui montrent et localisent). Les unes ne se comprennent pas sans les autres. Savoir ce que contient chaque pièce, et surtout comment elles se recoupent, est la base d'un chiffrage fiable et d'une offre sans mauvaise surprise.

Les pièces écrites : le cadre du marché

Les pièces écrites définissent ce qui doit être fait, dans quelles conditions et à quel prix. On distingue :

  • le CCAP (Cahier des Clauses Administratives Particulières) : délais, pénalités, modalités de paiement, garanties ;
  • le CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières) : description détaillée de chaque prestation, matériaux, mises en œuvre ;
  • la DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) ou le BPU (Bordereau de Prix Unitaires) : le cadre chiffré, poste par poste ;
  • le règlement de consultation et l'acte d'engagement.

Le CCTP décrit, la DPGF chiffre. Quand les deux ne coïncident pas — un poste décrit mais absent du cadre de prix, ou l'inverse — l'ambiguïté se paie plus tard. Voir à ce sujet la différence entre CCTP et CCAP.

Les pièces graphiques : le projet en images

Les pièces graphiques localisent et dimensionnent ce que les pièces écrites décrivent. Elles comprennent notamment :

  • les plans (masse, niveaux, coupes, façades, détails) ;
  • les schémas techniques (réseaux, électricité, plomberie, CVC) ;
  • les carnets de détails et repérages.

Ce sont elles qui permettent le métré : compter les ouvrants, mesurer les surfaces, relever les linéaires. Un plan est aussi contractuel qu'un texte : un élément dessiné mais non mentionné au CCTP peut être exigé à l'exécution.

Pourquoi tout doit être recoupé

Le risque n'est pas dans une pièce isolée, mais dans les écarts entre pièces. Le tableau ci-dessous illustre les recoupements essentiels :

RecoupementCe qu'on vérifieRisque si on l'ignore
CCTP ↔ DPGFChaque prestation décrite a une ligne de prixPoste chiffré à zéro ou oublié
Plans ↔ DPGFLes quantités concordentSous- ou sur-estimation
CCTP ↔ PlansLes matériaux/ouvrages figurent bien au dessinPrestation non prévue au chiffrage
CCAP ↔ CCTPCohérence entre contraintes admin et techniqueSujétions non intégrées au prix

Ces écarts sont fréquents et rarement visibles à la première lecture. Les traquer demande un travail méthodique — voir notre analyse des incohérences CCTP / DPGF.

Automatiser le recoupement des pièces

Confronter des centaines de pages écrites à des dizaines de plans, ligne par ligne, est une tâche longue et fastidieuse — et le moindre relâchement d'attention laisse passer un écart. C'est exactement le genre de travail où un tableur ou une relecture à la main atteint vite ses limites.

Un outil comme Artos lit l'ensemble des pièces écrites et graphiques du DCE, les met en correspondance et signale automatiquement les incohérences : postes du CCTP absents de la DPGF, quantités qui divergent des plans, prestations dessinées mais non chiffrées. Chaque alerte reste vérifiable et éditable — l'outil propose, vous décidez. Il prépare la base ; vous exportez ensuite vers votre logiciel de devis pour finaliser le prix.

Maîtriser les pièces d'un marché, c'est comprendre qu'elles forment un tout cohérent — ou qu'elles devraient l'être. En automatisant le recoupement, vous transformez la relecture pénible en un contrôle rapide et fiable. Confiez la lecture croisée du DCE à Artos et concentrez-vous sur votre chiffrage.

Questions fréquentes

Quelle pièce prime en cas de contradiction ?+

Le règlement de consultation ou le CCAP précise généralement l'ordre de priorité des pièces. À défaut, les pièces particulières priment sur les pièces générales. Mais en pratique, mieux vaut lever la contradiction par une question au maître d'ouvrage avant la remise plutôt que de parier sur une règle d'interprétation.

Faut-il chiffrer à partir des plans ou de la DPGF ?+

Les deux. La DPGF donne la structure des postes et parfois les quantités, mais les plans permettent de les vérifier. Compter sur les plans puis confronter à la DPGF révèle les écarts avant qu'ils ne coûtent en travaux.

Les plans font-ils partie des pièces contractuelles ?+

Oui, dans la grande majorité des marchés. Les pièces graphiques ont valeur contractuelle au même titre que les pièces écrites. Un élément figurant sur un plan mais absent du CCTP peut donc être dû — d'où l'importance de tout recouper.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.

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