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Chiffrer un lot carrelage et faïence

Méthode pour chiffrer un lot carrelage et faïence en appel d'offres : relever les surfaces, chiffrer poses et finitions, et sécuriser la marge sans oublier les sujétions.

BMBarbara MelkiorExperte BTP
NLNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 2 juillet 2026

Chiffrer un lot carrelage et faïence, c'est relever des surfaces au sol et en mur, puis leur associer le bon système de pose, les finitions et les sujétions décrites au CCTP. Le piège n'est pas la surface principale — elle est simple à métrer — mais les finitions et la préparation du support : plinthes, profilés, découpes, étanchéité, ragréage, qui font toute la marge.

Relever les surfaces sol et mur séparément

Carrelage et faïence obéissent à deux logiques distinctes qu'il ne faut jamais fusionner : le carrelage est une surface horizontale, la faïence une surface verticale, avec des formats, des calepinages et des prix différents.

  • Carrelage sol : surface par local, par format et par type de pose.
  • Faïence murale : surface développée par local, hauteur de pose selon CCTP.
  • Plinthes et profilés : relevés au mètre linéaire, périmètre par local.
  • Ouvrages particuliers : seuils, nez de marche, receveurs, comptés à part.

Le relevé se fait local par local, en notant format et calepinage, car un grand format ou une pose en diagonale change à la fois la chute matière et le temps de pose. La méthode générale de relevé de surfaces est détaillée dans notre guide métré sur plans.

Chiffrer poses, finitions et sujétions

Une fois les surfaces en main, le chiffrage consiste à empiler le système complet : préparation du support, pose, jointoiement et finitions. La chute matière liée aux formats et aux découpes doit être intégrée dès cette étape.

  1. Préparation du support : ragréage, primaire, étanchéité sous carrelage si prescrite.
  2. Fourniture du carrelage ou de la faïence, avec taux de chute selon le format.
  3. Pose selon la technique (scellé, collé) et le calepinage.
  4. Finitions : joints, profilés, plinthes, joints de fractionnement.
Poste carrelage / faïenceUnitéPoint de vigilance chiffrage
Carrelage solm² par formatTaux de chute selon calepinage
Faïence muralem² développéHauteur de pose selon CCTP
Plinthes et profilésmlPérimètre souvent oublié
Ragréage / chapem² ou forfaitPeut relever d'un autre lot
Étanchéité sous carrelagePrescrite au CCTP, absente du plan
Découpes et seuilsunité / mlSous-estimés sur formats complexes

Le poste qui échappe le plus souvent au chiffrage rapide est la préparation du support : un ragréage ou une étanchéité sous carrelage oubliés se paient directement en exécution.

Sécuriser la marge et l'allotissement

Sur le carrelage, une question conditionne tout le chiffrage : qui porte le support ? La chape, le ragréage et l'étanchéité passent parfois d'un lot à l'autre selon l'allotissement, et un oubli à cette frontière est coûteux.

  • Vérifier quel lot porte le support (chape, ragréage) avant de chiffrer.
  • Confronter les surfaces relevées aux quantités de la DPGF.
  • Repérer les finitions et sujétions du CCTP non quantifiées : plinthes, profilés, joints de fractionnement (voir nos incohérences CCTP / DPGF).
  • Consigner les hypothèses de calepinage et de chute, pour les justifier.

Cette lecture croisée entre allotissement, plans, CCTP et DPGF est ce qui protège la marge sur un lot où les finitions et la frontière avec le support portent l'essentiel du risque.

Préparer et fiabiliser le chiffrage

Relever les surfaces sol et mur, distinguer les formats et recouper les sujétions du CCTP est une tâche minutieuse et propice aux oublis. Un outil comme Artos lit le DCE, recoupe CCTP, DPGF et plans, relève les surfaces, pré-chiffre poses et finitions sur votre référentiel et signale les incohérences — notamment à la frontière du support — avec un indice de confiance par ligne, chaque quantité restant éditable. Artos prépare la base de chiffrage ; il ne remplace pas votre logiciel de devis, vous exportez la base préparée pour finaliser.

Le chiffreur se concentre alors sur les choix de calepinage, la chute matière et la stratégie de prix, avec jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Pour comparer les approches et le coût d'un tel outil, voir notre guide prix d'un logiciel d'appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

Comment calculer les surfaces de carrelage et de faïence ?+

On relève les surfaces au sol par local pour le carrelage et les surfaces verticales par local pour la faïence, en distinguant les formats et les calepinages. Faïence et carrelage se comptent séparément car ils relèvent de deux poses et deux prix distincts.

Faut-il chiffrer la chape et la préparation avec le carrelage ?+

Cela dépend de l'allotissement : la chape et le ragréage sont parfois dans le lot carrelage, parfois dans un lot support. Un chiffrage fiable vérifie qui porte le support avant de chiffrer, car un ragréage oublié pèse lourd sur la marge.

Où se cachent les oublis sur un lot carrelage ?+

Dans les finitions et sujétions : plinthes, profilés, joints de fractionnement, découpes, seuils, étanchéité sous carrelage. Ces postes figurent au CCTP mais rarement en surface sur les plans, et un chiffrage au m² trop rapide les ignore.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

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