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Chiffrer un lot menuiserie : méthode et points de vigilance
Comment chiffrer un lot menuiserie sans erreur : lire la DPGF, recouper le CCTP et les plans, décomposer chaque ouvrage et sécuriser la marge avant la remise.
Chiffrer un lot menuiserie consiste à traduire chaque ouvrage décrit au marché — blocs-portes, fenêtres, façades, habillages — en un prix qui intègre fourniture, pose, quincaillerie et sujétions. La fiabilité tient à une chose : recouper systématiquement la DPGF, le CCTP et les plans avant de poser le moindre prix, car c'est là que se cachent les prestations non quantifiées qui rongent la marge.
Lire le DCE avant de chiffrer
Un chiffrage menuiserie ne commence jamais par la DPGF seule. Chaque ligne de bordereau doit être confrontée aux autres pièces du dossier :
- Le CCTP fixe les performances (Uw, classement AEV, affaiblissement acoustique, résistance au feu) qui déterminent le produit et donc le prix.
- Les plans et repérages donnent les dimensions réelles, les typologies et les quantités à recompter.
- La DPGF liste les postes à prix, mais rarement toutes les sujétions.
Un écart entre ces documents est fréquent : une menuiserie coupe-feu exigée au CCTP mais absente du bordereau, une dimension de plan incompatible avec la ligne de DPGF. Repérer ces contradictions relève de la même logique que la détection des incohérences CCTP / DPGF.
Décomposer chaque ouvrage
Un prix menuiserie fiable se construit poste par poste. Pour chaque ouvrage, on additionne :
| Composante | Ce qu'elle couvre | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Fourniture | Menuiserie brute selon performances CCTP | Vérifier dimensions et classement exigés |
| Quincaillerie | Serrures, paumelles, ferme-portes, joints | Souvent sous-estimée ou oubliée |
| Pose | Main-d'œuvre, calage, fixation | Adapter au support (béton, ossature) |
| Sujétions | Appuis, habillages, calfeutrement, étanchéité | Décrites au CCTP, rarement au bordereau |
| Finitions | Réglages, nettoyage, protection | Prestation de fin de chantier à intégrer |
Cette décomposition évite le piège classique : chiffrer la menuiserie « nue » et découvrir en chantier que la pose, l'étanchéité et la quincaillerie n'étaient pas dans le prix.
Séparer intérieur et extérieur
Menuiserie intérieure et extérieure n'obéissent pas aux mêmes contraintes, et les mélanger fausse le chiffrage :
- Extérieure : étanchéité à l'air et à l'eau, performance thermique, acoustique, parfois exigences de sécurité. Le poste pose est lourd et conditionne la garantie.
- Intérieure : blocs-portes, cloisons vitrées, placards ; l'enjeu porte surtout sur la quincaillerie, le degré coupe-feu éventuel et la coordination avec le lot plâtrerie.
On construit donc deux sous-décompositions distinctes dans la DPGF, avec des référentiels de prix propres à chaque famille.
Sécuriser les quantités et la marge
Le comptage des ouvrages est répétitif et propice aux oublis. Confronter le comptage sur plans aux quantités de la DPGF révèle les écarts avant la remise — la méthode est détaillée dans notre guide métré sur plans. Chaque quantité doit être consignée avec sa source pour être justifiable.
Préparer la base plus vite, sans perdre le contrôle
La partie chronophage du chiffrage menuiserie — lire le DCE, recouper les pièces, compter les ouvrages, pré-chiffrer — est celle où l'automatisation apporte le plus. Artos lit le dossier, rapproche CCTP, DPGF et plans, signale les incohérences, compte les menuiseries et propose un pré-chiffrage sur votre référentiel, chaque ligne restant éditable et assortie d'un indice de confiance. Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare une base fiable que vous exportez pour finaliser l'offre, avec la promesse de jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Pour situer ce travail dans l'ensemble de la démarche, voir comment répondre à un appel d'offres BTP.
Questions fréquentes
Faut-il chiffrer la menuiserie intérieure et extérieure de la même façon ?+–
Non : la menuiserie extérieure engage l'étanchéité, la performance thermique et l'acoustique, donc des exigences CCTP plus lourdes. L'intérieure porte surtout sur les blocs-portes et leur quincaillerie. On sépare toujours les deux dans la décomposition de prix.
Comment repérer les prestations oubliées dans une DPGF menuiserie ?+–
En confrontant chaque ligne de la DPGF au CCTP et aux plans : appuis, habillages, joints, calfeutrements et quincaillerie spécifique sont souvent décrits dans le CCTP sans ligne dédiée. Ces prestations non chiffrées grèvent la marge si on les découvre en chantier.
Le pré-chiffrage automatique remplace-t-il le logiciel de devis ?+–
Non. Un outil comme Artos prépare la base : il lit le DCE, recoupe les pièces, compte les ouvrages et pré-chiffre sur votre référentiel. Vous exportez ensuite cette base dans votre logiciel de devis pour finaliser l'offre.
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