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Chiffrer un lot menuiserie pour un marché public

Chiffrer un lot menuiserie en marché public : renseigner la DPGF imposée, recouper CCTP et plans, respecter le formalisme et sécuriser prix ferme ou révisable.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 8 septembre 2026

Chiffrer un lot menuiserie pour un marché public, c'est traduire chaque ouvrage décrit — blocs-portes, fenêtres, façades, habillages — en un prix, mais dans un cadre contraint : la DPGF imposée par l'acheteur structure la réponse, le CCTP fixe les performances non négociables, et l'égalité de traitement interdit toute variante hors cadre. La fiabilité tient à recouper systématiquement DPGF, CCTP et plans, puis à renseigner la trame telle qu'elle est fournie, sans la réorganiser.

Les postes clés du lot menuiserie

Un prix menuiserie fiable se construit ouvrage par ouvrage, en distinguant toujours l'extérieur de l'intérieur, car ils n'engagent ni les mêmes performances ni les mêmes coûts de pose.

  • Menuiserie extérieure : étanchéité à l'air et à l'eau, performance thermique (Uw), acoustique, parfois sécurité. Le poste pose conditionne la garantie.
  • Menuiserie intérieure : blocs-portes, cloisons vitrées, placards ; l'enjeu porte sur la quincaillerie, le degré coupe-feu et la coordination avec le lot plâtrerie.

Pour chaque ouvrage, le prix additionne fourniture, quincaillerie, pose et sujétions :

ComposanteCe qu'elle couvrePoint de vigilance
FournitureMenuiserie selon performances CCTPVérifier dimensions et classement exigés
QuincaillerieSerrures, paumelles, ferme-portes, jointsSouvent sous-estimée ou oubliée
PoseMain-d'œuvre, calage, fixationAdapter au support (béton, ossature)
SujétionsAppuis, habillages, calfeutrement, étanchéitéDécrites au CCTP, rarement au bordereau
FinitionsRéglages, nettoyage, protectionPrestation de fin de chantier à intégrer

La logique complète du corps d'état est détaillée dans notre guide chiffrer un lot menuiserie.

Ce que le marché public change au chiffrage

Le cadre de la commande publique impose des contraintes qui n'existent pas dans le privé et qui pèsent directement sur la façon de chiffrer :

  • DPGF ou BPU imposés : la trame se complète telle quelle. Réorganiser l'ossature — fusionner des lignes de menuiseries, en ajouter — sans autorisation peut rendre l'offre irrégulière.
  • Égalité de traitement : pas de variante hors cadre. On répond à la solution de base ; une gamme ou un matériau différents ne sont admis que si le règlement de consultation prévoit les variantes.
  • Formalisme et traçabilité : les prix doivent être cohérents entre DPGF, acte d'engagement et éventuel BPU/DQE. Toute ambiguïté sur une ligne se lève par une question dématérialisée, dans les délais fixés.
  • Prix ferme ou révisable : le CCAP fixe le régime. Un prix ferme sur un marché long expose au risque de hausse des menuiseries et de la quincaillerie ; un prix révisable suppose d'intégrer la formule d'actualisation prévue.

C'est le recoupement CCTP/DPGF/plans qui révèle les prestations dues mais non quantifiées — une menuiserie coupe-feu exigée au CCTP mais absente du bordereau, une dimension de plan incompatible avec une ligne. Cette détection relève de la même logique que les incohérences CCTP / DPGF.

Ce qu'Artos prépare, ce que vous chiffrez

La partie chronophage — lire le DCE, recouper les pièces, compter les menuiseries, structurer selon la DPGF imposée — est celle où l'automatisation apporte le plus, sans jamais décider à votre place.

Artos lit le dossier, rapproche CCTP, DPGF et plans, signale les incohérences et les lignes manquantes, compte les menuiseries et propose un pré-chiffrage sur votre référentiel, chaque ligne restant éditable et assortie d'un indice de confiance. La décomposition suit la trame imposée par l'acheteur, ce qui sécurise la conformité de l'offre. La construction fine de chaque prix reste maîtrisée : voir notre guide sous-détail de prix BTP.

Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare une base fiable et conforme que vous exportez pour chiffrer, ajuster votre stratégie de prix et déposer l'offre, avec la promesse de jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Testez Artos pour fiabiliser vos réponses en marché public.

Questions fréquentes

Peut-on proposer une variante de menuiserie dans un marché public ?+

Uniquement si le règlement de consultation les autorise expressément. À défaut, l'offre doit répondre à la solution de base décrite au CCTP, avec les performances exigées (Uw, classement AEV, degré coupe-feu). Une variante hors cadre — un autre matériau, une autre gamme — rend l'offre irrégulière, même si elle est techniquement meilleure ou moins chère.

Faut-il chiffrer les menuiseries dans la structure de DPGF fournie ?+

Oui. En marché public, la DPGF est généralement imposée par l'acheteur et se complète telle quelle, sans fusionner, supprimer ni renommer de lignes. Toute prestation du CCTP sans ligne dédiée — appuis, calfeutrement, quincaillerie spécifique — doit être intégrée au prix de la ligne concernée, pas oubliée, sous peine de la devoir sans l'avoir chiffrée.

Le pré-chiffrage automatique remplace-t-il le logiciel de devis ?+

Non. Un outil comme Artos prépare la base : il lit le DCE, recoupe CCTP, DPGF et plans, compte les menuiseries et pré-chiffre sur votre référentiel, chaque ligne restant éditable. Vous exportez ensuite cette base dans votre logiciel de devis pour finaliser et déposer l'offre.

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