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Faire le métré en CVC : réseaux, terminaux, gaines
Méthode pour faire le métré d'un lot CVC en appel d'offres : relever réseaux, terminaux et gaines à partir des plans, éviter les oublis et fiabiliser les quantités.
Le métré en CVC consiste à relever, à partir des plans et schémas de principe, toutes les quantités d'un lot chauffage-ventilation-climatisation : longueurs de réseaux, nombre de terminaux, mètres linéaires de gaines et accessoires associés. C'est un métré multi-réseaux où l'oubli d'un accessoire ou d'une sujétion se paie directement sur la marge, car les prix unitaires y sont élevés.
Décomposer le lot par type de réseau
Un lot CVC ne se métré pas d'un bloc : chaque réseau obéit à sa propre logique de comptage. Avant de relever la moindre quantité, il faut séparer clairement les familles pour ne pas mélanger des unités incompatibles.
- Réseau hydraulique (chaud, froid, glycolé) : mètres linéaires de tube par diamètre, vannes, pompes, robinetterie.
- Réseau aéraulique : mètres linéaires de gaine par section, coudes, tés, réductions, plénums.
- Terminaux : radiateurs, ventilo-convecteurs, cassettes, bouches de soufflage et de reprise, comptés à l'unité.
- Production et régulation : chaudières, groupes froid, CTA, régulation, comptés à l'unité ou au forfait.
Chaque famille se relève zone par zone (par niveau, par local technique), en s'appuyant sur les schémas de principe pour ne rien oublier entre le plan et la réalité du réseau.
Relever réseaux, terminaux et gaines sans oubli
Le comptage des terminaux est la partie la plus mécanique : on parcourt le plan pièce par pièce et on relève chaque émetteur. La difficulté vient des réseaux qui les relient et des accessoires invisibles au premier coup d'œil.
Pour les gaines, on relève les longueurs droites par section, puis on ajoute :
- Les pièces de forme (coudes, tés, réductions) comptées à l'unité.
- Les accessoires de réglage (registres, clapets coupe-feu, silencieux).
- Les terminaux aérauliques (grilles, diffuseurs, bouches).
- Le calorifuge, déduit des longueurs de réseau.
Pour les réseaux hydrauliques, la même logique s'applique : linéaire par diamètre, puis robinetterie, supports et calorifuge. Le piège classique reste les sujétions non dessinées — traversées de planchers, fourreaux, points de purge — qui se retrouvent dans le CCTP mais pas toujours sur les plans.
| Poste CVC | Unité | Piège fréquent |
|---|---|---|
| Tube hydraulique | ml par diamètre | Oubli du calorifuge et des supports |
| Gaine de ventilation | ml par section | Pièces de forme non comptées |
| Terminaux (VC, bouches) | unité | Confusion soufflage / reprise |
| Clapets coupe-feu | unité | Absents du plan, présents au CCTP |
| Production (CTA, groupe froid) | unité / forfait | Sujétions de raccordement oubliées |
Confronter le métré au CCTP et à la DPGF
Le CVC est un lot où plan, schéma de principe, CCTP et DPGF racontent parfois des versions légèrement différentes du même projet. Un diamètre indiqué au schéma mais absent du plan, un terminal listé à la DPGF mais introuvable graphiquement : ces écarts sont des signaux à traiter avant la remise.
- Confronter le nombre de terminaux comptés aux quantités de la DPGF.
- Vérifier la cohérence des diamètres et sections entre schéma de principe et plans (voir nos incohérences CCTP / DPGF).
- S'assurer que chaque accessoire du CCTP trouve sa quantité correspondante.
- Consigner chaque écart avec sa source, pour pouvoir le justifier ou poser une question au maître d'œuvre.
Cette confrontation systématique est ce qui distingue un métré fiable d'un simple relevé graphique. La méthode générale de relevé sur documents est détaillée dans notre guide métré sur plans.
Fiabiliser et accélérer le métré CVC
Le comptage des terminaux et des pièces de forme sur un plan CVC est répétitif et typiquement automatisable. Un outil comme Artos lit les plans et le DCE, compte les éléments récurrents, rapproche le relevé des quantités de la DPGF et signale les écarts avec un indice de confiance par ligne — chaque quantité restant éditable. Le chiffreur ne recompte plus chaque bouche à la main : il vérifie, corrige les sujétions propres au projet et valide. Artos prépare la base ; l'export vers le logiciel de devis reste à la main de l'utilisateur.
Résultat : jusqu'à 50 % de temps gagné sur la phase de relevé, sans perdre la maîtrise d'un lot où chaque accessoire compte. Pour situer le métré dans l'ensemble du processus, voir notre guide comment répondre à un appel d'offres BTP.
Questions fréquentes
Comment métrer les gaines de ventilation sur un plan ?+–
On relève les longueurs droites section par section, on compte les coudes, tés et réductions, puis on ajoute les accessoires (registres, silencieux, grilles). L'unité de référence reste le mètre linéaire par section, le calorifuge se déduisant ensuite de ces longueurs.
Faut-il chiffrer les réseaux hydrauliques et aérauliques séparément ?+–
Oui : ce sont deux logiques de métré distinctes. L'hydraulique se compte en mètres linéaires de tube par diamètre plus les accessoires ; l'aéraulique en mètres linéaires de gaine par section plus les terminaux. Les mélanger sur une même ligne fausse le chiffrage.
Quelle est la principale source d'erreur en métré CVC ?+–
L'oubli d'accessoires et de sujétions non représentés en plan : supports, calorifuge, traversées de parois, régulation. Une check-list par type de réseau et une confrontation à la DPGF permettent de les révéler avant la remise.
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