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Guides · Métiers

Faire le métré en électricité : points, circuits, tableaux

Méthode pour faire le métré d'un lot électricité : compter les points, relever les circuits et tableaux à partir des plans, et fiabiliser les quantités avant chiffrage.

BMBarbara MelkiorExperte BTP
NLNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 2 juillet 2026

Le métré en électricité consiste à relever, à partir des plans, toutes les quantités d'un lot électrique : nombre de points (prises, interrupteurs, points lumineux), circuits reliant ces points aux tableaux, et cheminements de câbles. C'est un métré très répétitif — chaque symbole normalisé est un point à compter — ce qui en fait à la fois une tâche fastidieuse et un terrain idéal pour le comptage automatique.

Compter les points, poste par poste

Le point est l'unité de base du métré électrique. Un plan d'électricité est une succession de symboles normalisés, et le relevé consiste à les parcourir méthodiquement sans en sauter ni en compter deux fois.

  • Points d'éclairage : points lumineux, appliques, hublots, détecteurs.
  • Appareillage de commande : interrupteurs, va-et-vient, boutons-poussoirs.
  • Prises de courant : 16 A, spécialisées, prises réseau et TV.
  • Alimentations spécialisées : VMC, chauffe-eau, plaques, équipements techniques.

La méthode fiable consiste à traiter le plan pièce par pièce, à cocher chaque symbole relevé, et à tenir un décompte par type de point. Le découpage clair par zone est la meilleure parade contre le double comptage aux limites, comme le rappelle notre guide métré sur plans.

Relever les circuits et les cheminements

Compter les points ne suffit pas : il faut ensuite reconstituer les circuits qui les relient aux tableaux, car c'est de là que sortent les linéaires de câbles et de chemins de câbles — le poste distribution, souvent le plus lourd du chiffrage.

  1. Regrouper les points par circuit selon le schéma unifilaire ou le plan.
  2. Estimer les linéaires de câbles par circuit et par section.
  3. Relever les cheminements : chemins de câbles, goulottes, fourreaux.
  4. Recenser les tableaux et compter leurs départs.
Élément à métrerUnitéPiège fréquent
Points (prises, interrupteurs)unitéDouble comptage aux limites de zone
Points lumineuxunitéConfusion appareil / commande
Câbles par circuitml par sectionLinéaires sous-estimés
Chemins de câblesmlNon représentés sur le plan
Tableauxunité + nb de départsRéserve de départs oubliée

Les cheminements sont le point faible classique : rarement dessinés avec précision, ils doivent être estimés à partir du bâti et des locaux techniques, sous peine de fausser le poste le plus coûteux.

Fiabiliser les quantités avant chiffrage

Un métré électrique fiable se vérifie en le confrontant aux autres pièces du marché. Le nombre de points est facile à recompter et à comparer, ce qui en fait un excellent contrôle de cohérence.

  • Confronter le nombre de points par type aux quantités de la DPGF.
  • Vérifier que chaque circuit du schéma unifilaire est bien pris en compte.
  • Contrôler la cohérence des sections entre plans et descriptif (voir nos incohérences CCTP / DPGF).
  • Consigner chaque quantité avec sa source, pour la justifier ou lever un doute.

Ce rapprochement systématique entre comptage sur plans et quantités DPGF est ce qui révèle les oublis et les écarts d'unité avant la remise, quand il est encore temps de corriger.

Automatiser le comptage des points

Le comptage d'éléments récurrents — et les symboles électriques le sont particulièrement — est la tâche de métré la plus automatisable qui soit. Un outil comme Artos lit les plans, repère et compte les points par type, rapproche le relevé des quantités de la DPGF et signale les écarts avec un indice de confiance par ligne, chaque quantité restant éditable. Le chiffreur ne pointe plus chaque symbole à la main : il vérifie le comptage, ajuste les cheminements et valide. Artos prépare la base de métré ; l'export vers le logiciel de chiffrage reste à la main de l'utilisateur.

C'est l'un des lots où le gain de temps est le plus net — jusqu'à 50 % sur la phase de relevé — sans jamais perdre la maîtrise du comptage. Pour situer le métré dans l'ensemble du processus, voir notre guide comment répondre à un appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

Comment compter les points électriques sur un plan ?+

On parcourt le plan pièce par pièce et on relève chaque symbole : prises, interrupteurs, points lumineux, alimentations spécialisées. Chaque symbole normalisé correspond à un point à compter, ce qui rend le relevé très régulier et donc automatisable.

Faut-il métrer les longueurs de câbles ou seulement les points ?+

Les deux. Le comptage des points sert à chiffrer l'appareillage ; l'estimation des linéaires de câbles et de chemins de câbles est indispensable au poste distribution, souvent le plus lourd. On relève d'abord les points, puis on reconstitue les circuits.

Quelle est l'erreur de métré la plus courante en électricité ?+

Le double comptage aux limites de zones et l'oubli des cheminements. Confronter le nombre de points relevés aux quantités de la DPGF et découper proprement le plan par zone permet de révéler ces écarts avant la remise.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

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