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Guides · Métiers

Faire le métré en menuiserie sans se tromper

Méthode fiable pour réaliser un métré menuiserie : recenser les typologies, compter sur plans, confronter à la DPGF et éviter les oublis qui coûtent la marge.

BMBarbara MelkiorExperte BTP
NLNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 1 juillet 2026

Faire le métré en menuiserie, c'est relever à partir des plans et du repérage le nombre exact d'ouvrages de chaque typologie, puis le confronter à la DPGF. L'enjeu n'est pas la difficulté technique mais la rigueur du comptage : un repère oublié ou compté deux fois se répercute directement sur le prix et sur la marge.

Partir du repérage, pas des plans bruts

En menuiserie, chaque ouvrage est décrit une fois dans un carnet de repérage (P1, P2, F1…) puis pointé à de multiples endroits sur les plans. Le métré s'organise autour de ce repérage :

  • Recenser d'abord toutes les typologies décrites au repérage et au CCTP.
  • Associer à chacune ses caractéristiques dimensionnantes (dimensions, sens d'ouverture, performances).
  • Compter ensuite les occurrences de chaque repère sur les plans, zone par zone.

Cette approche évite de se noyer dans les plans : on sait quoi chercher avant de compter.

Une méthode de comptage fiable

  1. Lister les typologies depuis le repérage et le CCTP.
  2. Compter par zone (niveau, bâtiment, cage) pour ne jamais recouvrir deux fois la même surface.
  3. Distinguer les unités : les menuiseries se comptent à l'unité, mais les habillages, joints et couvre-joints se relèvent en mètre linéaire.
  4. Confronter à la DPGF : tout écart doit être expliqué avant la remise.
  5. Consigner chaque quantité avec sa source pour pouvoir la justifier.

Les oublis qui coûtent cher

ÉlémentPourquoi il est oubliéParade
Habillages et couvre-jointsComptés en ml, pas à l'unitéRelever séparément le linéaire
Quincaillerie spécifiqueDécrite au CCTP, absente du planCroiser CCTP et repérage
Menuiseries en petit nombreTypologie noyée dans le repérageCheck-list par typologie
Appuis et seuilsConsidérés « inclus » à tortPoste dédié dans le métré
Occurrences en étage courantReport d'un niveau à l'autreCompter niveau par niveau

Confronter systématiquement à la DPGF

Le métré n'a de valeur que confronté aux quantités du bordereau. Un écart révèle soit un oubli côté chiffreur, soit une erreur du dossier de consultation — dans les deux cas, il faut le lever avant de remettre. Cette confrontation suit la même logique que la détection des incohérences CCTP / DPGF, et s'inscrit dans une méthode de métré sur plans applicable à tous les corps d'état.

Automatiser le comptage sans perdre la main

Compter des menuiseries récurrentes sur des plans est typiquement automatisable. Artos lit les plans, repère les typologies, compte les occurrences et rapproche le résultat des quantités de la DPGF en signalant les écarts, chaque ligne restant éditable avec un indice de confiance. Le chiffreur ne recompte plus tout à la main : il vérifie, corrige, valide — jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Artos prépare la base ; vous l'exportez ensuite pour chiffrer dans votre outil habituel. Pour la vue d'ensemble, voir comment répondre à un appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

Comment compter les menuiseries quand un repère revient plusieurs fois sur les plans ?+

On s'appuie sur le repérage de menuiserie : chaque type (P1, F2…) est décrit une fois puis pointé sur les plans. Le métré consiste à compter les occurrences de chaque repère, zone par zone, pour éviter les doubles comptages ou les oublis.

Faut-il recompter les menuiseries si la DPGF donne déjà les quantités ?+

Sur un lot conséquent, oui. Les quantités de la DPGF comportent parfois des écarts avec les plans et le repérage. Recompter les typologies sensibles protège la marge ; sur un petit lot, un contrôle par échantillon suffit souvent.

Quelle est l'erreur de métré la plus fréquente en menuiserie ?+

L'oubli d'une typologie ou la confusion entre deux repères proches, suivi de l'erreur d'unité (unité vs mètre linéaire pour les habillages). Confronter le comptage sur plans au repérage et à la DPGF révèle ces écarts avant la remise.

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