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Faire le métré en métallerie

Méthode pour métrer un lot métallerie en appel d'offres : ouvrages à l'unité, garde-corps, serrurerie, pré-estimation du poids d'acier. Fiabiliser le chiffrage.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 3 août 2026

Faire le métré d'un lot métallerie, c'est dénombrer des ouvrages souvent uniques — garde-corps, portes, escaliers, ossatures — et, quand ils ne sont pas identifiables un par un, pré-estimer le poids d'acier. La difficulté n'est pas le calcul : c'est de rattacher chaque ouvrage à la bonne unité (unité, ml de développé ou kg) et de ne pas oublier les ouvrages ponctuels perdus dans un plan chargé ou décrits uniquement au CCTP.

À cela s'ajoutent les prestations qui n'apparaissent pas dans l'ouvrage fini : traitement anticorrosion, thermolaquage, fixations et scellements, pose sur site avec moyens de levage. Un métré métallerie fiable relève donc autant les prestations de finition et de pose que le nombre d'ouvrages et le poids d'acier, ouvrage par ouvrage.

Les postes à relever, un par un

Un lot métallerie bien métré distingue chaque ouvrage et son unité propre. Les fondre est la première source d'écart avec la DPGF.

  • Ouvrages identifiés : à l'unité (portes métalliques, portails, grilles, trappes).
  • Garde-corps et rampes : en ml de développé, avec la hauteur et le type de remplissage.
  • Escaliers métalliques : à l'unité ou par volée, marches comptées à part si détaillées.
  • Ossatures et charpente secondaire : en kg, par ratio profilé.
  • Serrurerie fine : à l'unité (barreaudages, capots, habillages).
  • Quincaillerie et fixations : en ratio ou forfait, intégré au prix d'ouvrage.

Chaque poste se rattache à un article de la DPGF et à un prix unitaire distinct. Pour la méthode générale de relevé graphique, voir notre guide métré sur plans.

Poids d'acier et comptage à l'unité : le vrai enjeu de la métallerie

La métallerie mêle deux logiques de comptage. Les ouvrages catalogués se dénombrent ; le reste se pèse. Pré-estimer un poids d'acier suppose d'identifier les profilés, de relever leur développé et d'appliquer le poids linéique — puis de majorer pour le débit et l'assemblage.

Type d'ouvrageUnitéPoint de vigilance
Porte, portail, grilleunitéManquer un ouvrage sur un plan chargé
Garde-corps, rampeml développéHauteur et remplissage variables
Escalierunité / voléeMarches et paliers comptés à part
Ossature, charpente secondairekgRatio profilé et majoration d'assemblage
Serrurerie sur mesureunitéOuvrage décrit au CCTP mais absent du plan

L'unité de comptage et le ratio de poids doivent rester cohérents avec la DPGF sur tout le lot. C'est aussi un poste où une incohérence CCTP / DPGF se glisse : le CCTP décrit un garde-corps toute hauteur avec remplissage plein alors que la DPGF a chiffré un modèle à barreaudage simple.

Vérifier avant de chiffrer

Avant de passer au prix, quelques recoupements évitent les mauvaises surprises :

  1. Confronter le nombre d'ouvrages et les ml aux quantités de la DPGF — tout écart doit s'expliquer.
  2. Vérifier les unités : unité, ml de développé et kg ne se mélangent pas.
  3. Contrôler les hauteurs et remplissages entre le CCTP, les plans et le carnet de détails.
  4. Recouper le poids d'acier avec les profilés du carnet de détails.
  5. Traquer les ouvrages décrits uniquement au CCTP et absents des plans.

Une fois les quantités fiables, le passage au déboursé suit la logique habituelle du déboursé sec.

Les ouvrages annexes à ne pas oublier

Le nombre d'ouvrages et le poids d'acier ne font pas tout le lot. Plusieurs prestations, décrites au CCTP, se chiffrent à part et sont régulièrement oubliées en lecture rapide.

  • Traitement anticorrosion : galvanisation, métallisation, en fonction de l'exposition.
  • Finition : thermolaquage, peinture, teinte RAL imposée, souvent au m² ou en ratio.
  • Fixations et scellements : platines, chevilles, tiges d'ancrage, scellement chimique.
  • Pose et levage : moyens de manutention pour les ouvrages lourds ou en hauteur.
  • Calfeutrement et interfaces : jonction avec le gros œuvre, les façades ou les menuiseries.

Ces postes influent nettement sur le déboursé, en particulier la finition et la pose, qui mobilisent matière et main-d'œuvre sans apparaître dans le poids brut d'acier. Les repérer poste par poste dans le CCTP protège la marge.

Automatiser le comptage et le recoupement

Dénombrer des dizaines d'ouvrages uniques, relever les développés de garde-corps, pré-estimer les poids d'acier et confronter le tout à la DPGF : ce travail est long et répétitif, donc à fort risque d'oubli en fin de journée. Un outil comme Artos lit le DCE, recoupe CCTP et DPGF, relève ouvrages et linéaires sur les plans et signale les écarts avec un indice de confiance — chaque ligne restant éditable. Un remplissage plein imposé au CCTP mais chiffré en barreaudage à la DPGF, ou un ouvrage décrit sans être dessiné, remonte avant la remise.

Artos ne remplace pas le logiciel de devis : il prépare la base chiffrée en amont. Le métreur vérifie le dénombrement, ajuste ses ratios de poids selon le carnet de détails, puis exporte vers son outil habituel pour finaliser son prix. Le gain de temps peut atteindre 50 % sur la partie relevé et recoupement, sans jamais perdre la main sur l'estimation du poids. Pour la mise en quantités qui suit, voir aussi chiffrer un lot métallerie.

Pour resituer le métré dans la démarche complète, voir comment répondre à un appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

La métallerie se métre-t-elle au poids ou à l'unité ?+

Les deux coexistent. Les ouvrages répétitifs et identifiés — garde-corps, portes, portails — se comptent à l'unité ou en ml de développé. La charpente métallique secondaire et les ossatures se pré-estiment au poids (kg), par un ratio profilé propre à chaque type d'ouvrage. La DPGF fixe l'unité, qu'il faut respecter poste par poste.

Comment pré-estimer le poids d'un ouvrage métallique sur plan ?+

On identifie les profilés sur le plan ou le carnet de détails, on relève leur longueur développée, puis on applique le poids linéique du profil (kg/ml). La somme donne le poids d'acier avant façonnage, auquel on ajoute une majoration pour éclisses, platines et chutes de débit. Sans carnet de détails, le poids reste une estimation à sécuriser.

Faut-il compter la visserie et la boulonnerie séparément ?+

Rarement en ligne dédiée, mais jamais à négliger. La quincaillerie, la visserie et la boulonnerie s'intègrent généralement dans le prix unitaire de l'ouvrage, sous forme de ratio ou de forfait. Les oublier revient à sous-évaluer le déboursé de chaque ouvrage assemblé sur site.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.

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