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Vérifier la DPGF en charpente
Vérifier une DPGF de charpente : recontrôler les m³ de bois, l'unité des fermes et les surfaces support, traquer quincaillerie et traitement oubliés.
Barbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitaleVérifier une DPGF de charpente, c'est s'assurer que le bois est chiffré dans la bonne unité — m³ pour le traditionnel, unité pour les fermettes — que la quincaillerie et le traitement ne sont pas oubliés, et qu'aucun ouvrage du CCTP n'a disparu de la décomposition. La spécificité du lot : plusieurs unités cohabitent (m³, m², ml, unité) et les accessoires d'assemblage pèsent bien plus que leur volume ne le laisse penser. Une ligne mal contrôlée, c'est une marge amputée sur le bois ou une pose sous-estimée qui se paie en chantier.
Les unités à recontrôler en priorité
La charpente combine plusieurs logiques d'unité selon qu'il s'agit de bois massif, de fermettes ou de surfaces support. Retenir la mauvaise unité fausse tout le poste.
| Ouvrage | Unité attendue | Piège d'unité fréquent |
|---|---|---|
| Charpente traditionnelle (bois massif) | m³ de bois | Chiffrée au m² de projection au sol |
| Fermes industrielles (fermettes) | unité | Comptées au m² au lieu de l'unité |
| Pannes, chevrons, arbalétriers | ml ou m³ | Confusion ml / m³ selon la section |
| Plancher bois, solivage | m² | Solives comptées séparément et en double |
| Support de couverture (liteaunage, voligeage) | m² | Oublié quand la charpente est chiffrée seule |
Un ouvrage décrit au m³ dans le CCTP mais chiffré au m² dans la DPGF est une incohérence CCTP / DPGF classique en charpente. Le contrôle consiste à confronter, ligne par ligne, l'unité de la DPGF à celle imposée par le descriptif et par les sections de bois.
Les postes qui manquent souvent à l'appel
En charpente, le bois est visible mais les accessoires font le déboursé. Les oublis récurrents dans une DPGF :
- Quincaillerie et connecteurs : sabots, étriers, boulons, tire-fonds, plaques métalliques — au poids ou à l'unité.
- Traitement du bois : classe d'emploi, traitement fongicide/insecticide, ignifugation quand le CCTP l'exige.
- Levage et manutention : grue pour fermes et pièces lourdes, accès au chantier.
- Ossature secondaire : chevrons, liteaunage, contreventement, souvent sous-évalués.
- Ancrages et scellements : platines, tiges d'ancrage, liaisons avec le gros œuvre.
Chacun doit se retrouver dans la DPGF, en ligne propre ou intégré à l'ouvrage. La méthode de reconstitution bois-quincaillerie-traitement-pose est détaillée dans chiffrer un lot charpente.
Recontrôler les quantités sur les plans
Les quantités de bois annoncées dans la DPGF se vérifient sur les plans de charpente et les coupes, ouvrage par ouvrage :
- Cuber les pièces principales (m³) à partir des sections et longueurs des plans de charpente.
- Compter les éléments répétitifs à l'unité (fermes, fermettes) ou au ml (pannes, chevrons).
- Recompter les surfaces support (plancher, liteaunage) au m² sur les plans de couverture.
- Confronter chaque quantité à la ligne DPGF et expliquer tout écart par une hypothèse consignée.
Pour la méthode de relevé sur documents graphiques, voir métré sur plans. Un écart de volume ou d'unité non justifié entre plan et DPGF se lève avant la remise.
Les pièges spécifiques aux lignes de charpente
Certains contrôles sont propres au lot charpente, où l'essence de bois, les assemblages et le levage transforment un simple volume en déboursé réel.
- Essence et qualité non précisées : une ligne « bois » sans classe de résistance ni essence peut cacher un écart de prix majeur. Vérifier que la DPGF correspond au bois exigé au CCTP (résineux, lamellé-collé, bois de structure classé).
- Assemblages sous-évalués : la quincaillerie et les connecteurs représentent une part réelle du prix ; une ligne bois « nue » sans assemblages est incomplète.
- Levage oublié : les fermes et pièces lourdes exigent une grue ; l'absence de ligne de levage ou de manutention est un oubli coûteux, surtout en accès difficile.
- Interface couverture / gros œuvre : liteaunage, voligeage, écran sous-toiture — vérifier qui les chiffre, charpente ou couverture, pour éviter le doublon ou l'oubli.
- Traitement et ancrages : classe d'emploi du bois, traitement contre les insectes, platines et ancrages sur le gros œuvre, souvent absents de la décomposition.
Ce niveau de contrôle sépare une DPGF simplement remplie d'une DPGF réellement vérifiée. En charpente, cuber correctement le bois ne suffit pas : ce sont les assemblages, le traitement et le levage qui font le déboursé réel et qui, oubliés, transforment un lot rentable en lot à perte.
Vérifier vite, sans laisser passer d'oubli
Recontrôler unités, volumes de bois et postes manquants d'une DPGF de charpente est un travail minutieux : chaque section se cube, chaque assemblage se compte. Un outil comme Artos lit le DCE, recoupe le CCTP et la DPGF, recense les ouvrages sur les plans de charpente et signale les écarts d'unité, les lignes manquantes et la quincaillerie oubliée avec un indice de confiance — chaque ligne restant éditable. Là où le CCTP impose un traitement du bois que la DPGF a oublié, l'alerte remonte immédiatement.
Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare et vérifie la base chiffrée en amont. Le charpentier valide une DPGF déjà contrôlée, ajuste ses sections et ses hypothèses de portée, puis exporte vers son outil habituel. Le gain de temps peut atteindre 50 % sur le contrôle et le recoupement, sans jamais sous-estimer les accessoires qui font la marge.
Pour situer cette vérification dans l'ensemble de la démarche, voir comment répondre à un appel d'offres BTP, et testez Artos pour fiabiliser vos DPGF de charpente.
Questions fréquentes
Quelles unités faut-il surveiller sur une DPGF de charpente ?+–
Le m³ de bois pour la charpente traditionnelle, l'unité pour les fermes industrielles (fermettes), le m² de surface de plancher ou de couverture support, et le ml pour pannes et chevrons. L'erreur classique est un ouvrage décrit au m³ dans le CCTP mais chiffré au m² dans la DPGF, ou des fermettes comptées au m² au lieu de l'unité : cet écart d'unité fausse tout le poste.
Quels postes manquent le plus souvent dans une DPGF de charpente ?+–
La quincaillerie et connecteurs (sabots, étriers, boulons, tire-fonds), le traitement du bois (classe d'emploi, ignifugation), le levage et la manutention, et parfois l'ossature secondaire (chevrons, liteaunage). Ces postes sont fréquemment absents alors que le CCTP les impose ; leur oubli ampute directement la marge.
Comment recontrôler les quantités de bois d'une charpente ?+–
On repart des plans de charpente, coupes et plans de couverture pour recompter les sections et longueurs de bois, en cubant les pièces principales (m³) et en comptant les éléments répétitifs (fermes, pannes). Chaque quantité est confrontée à la ligne DPGF ; tout écart doit s'expliquer par une hypothèse consignée sur les sections et les portées.
Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.
Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.