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Vérifier la DPGF en menuiserie

Comment vérifier une DPGF menuiserie avant de chiffrer : quantités à recontrôler, postes souvent manquants, pièges d'unités entre ensemble, ml et forfait.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 25 juillet 2026

Vérifier une DPGF menuiserie, c'est s'assurer avant de chiffrer que chaque ligne du bordereau correspond bien à un ouvrage réel des plans, que les quantités tiennent et qu'aucune prestation décrite au CCTP n'a été oubliée. La règle est simple : une DPGF menuiserie n'est jamais complète à elle seule — elle liste les ouvrages à prix, rarement toutes les sujétions qui font le vrai déboursé.

La menuiserie cumule des typologies variées — blocs-portes, fenêtres, châssis fixes, façades, placards — chacune rattachée à un repère de plan. Une vérification fiable confronte donc systématiquement le bordereau au carnet de repérage et au CCTP, poste par poste.

Les quantités à recontrôler en priorité

Une quantité de DPGF n'est pas une donnée fiable tant qu'elle n'a pas été confrontée aux plans. Les écarts les plus coûteux se logent dans le comptage des ouvrages.

  • Nombre d'ouvrages par typologie : recompter chaque repère sur les plans de menuiserie et le carnet de repérage.
  • Dimensions rattachées aux repères : une largeur de plan incompatible avec la ligne de DPGF change le produit.
  • Quincaillerie : nombre de serrures, paumelles, ferme-portes, souvent globalisé et sous-compté.
  • Vitrages spéciaux : surfaces de vitrage feuilleté, acoustique ou retardateur d'effraction, à isoler.
  • Menuiseries sur mesure : à distinguer des standards, car le prix unitaire n'a rien à voir.

Tout écart entre le comptage et la DPGF doit s'expliquer avant la remise. La méthode de relevé graphique est détaillée dans notre guide métré sur plans.

Les postes souvent manquants au bordereau

Le CCTP menuiserie décrit l'ouvrage posé et fini ; la DPGF chiffre souvent la menuiserie « nue ». L'écart, ce sont les postes suivants.

Poste manquantOù il est décritConséquence si oublié
Appuis, bavettes, seuilsCCTP, coupes de planÉtanchéité et pose non chiffrées
Habillages, couvre-jointsCCTP, détailsFinition à la charge de l'entreprise
Calfeutrement, étanchéité AEVCCTP performancesGarantie engagée sans prix
Quincaillerie spécifiqueCCTP, noticeFerrage sous-estimé
Organigramme de clésCCTP, CCAPCylindres et clés non provisionnés
Dépose de l'existantCCTP rénovationÉvacuation gravats oubliée

Repérer ces manques relève de la détection des incohérences CCTP / DPGF : ce qui est écrit au CCTP engage, qu'une ligne existe ou non au bordereau.

Les pièges d'unités propres à la menuiserie

L'unité du bordereau conditionne le prix. En menuiserie, quelques confusions reviennent systématiquement.

  1. L'ensemble menuisé vs l'unité : une « fenêtre » peut désigner un châssis complet ou un seul vantail — la nuance double parfois la quantité.
  2. Le mètre linéaire des habillages : appuis, couvre-joints et plinthes se comptent au ml, pas à l'ensemble ; les fondre dans le prix de la menuiserie masque le poste.
  3. Le forfait trompeur : organigramme, réglages, mise en service globalisés en forfait alors qu'ils dépendent du nombre d'ouvrages.
  4. Le m² de vitrage : facturé à part sur les grandes surfaces vitrées, distinct du prix de la menuiserie.

Une menuiserie chiffrée à l'unité alors que le CCTP impose un habillage périphérique au ml crée un écart de déboursé invisible jusqu'au chantier. Pour la construction du prix qui suit cette vérification, voir chiffrer un lot menuiserie.

Une check-list de vérification avant chiffrage

Vérifier une DPGF menuiserie gagne à suivre un ordre fixe, du plan vers le bordereau puis le CCTP. Ce sens de lecture évite de valider une quantité avant d'en avoir contrôlé la source.

  1. Recompter chaque repère sur le carnet de menuiserie et confronter le total à la ligne de DPGF correspondante.
  2. Vérifier la cohérence dimensions/typologie : une largeur de plan doit être compatible avec le produit chiffré (ouvrant, dormant, remplissage).
  3. Contrôler l'unité de chaque poste : ensemble, ml d'habillage, m² de vitrage, forfait de mise en service ne se confondent pas.
  4. Balayer le CCTP à la recherche des sujétions : appuis, calfeutrements, quincaillerie spécifique, organigramme — vérifier qu'une ligne existe ou l'ajouter en sujétion.
  5. Isoler les prestations de rénovation : dépose, évacuation, reprise des tableaux, souvent absentes du bordereau neuf.

Cette check-list transforme un bordereau brut en base vérifiée, chaque quantité étant justifiable par sa source. C'est ce qui protège la marge : un écart repéré avant la remise se corrige, un écart découvert en chantier se subit.

Automatiser la vérification sans perdre le contrôle

Confronter chaque ligne de DPGF au carnet de repérage, recompter les ouvrages, vérifier les unités et repérer les prestations décrites au CCTP mais non chiffrées : ce travail est long, répétitif et propice aux oublis. Un outil comme Artos lit le DCE, recoupe CCTP, DPGF et plans, recompte les menuiseries et signale les écarts de quantité, les unités douteuses et les prestations manquantes, chaque alerte portant un indice de confiance et chaque ligne restant éditable.

Artos ne remplace pas le logiciel de devis : il prépare une base fiable en amont. Le menuisier vérifie les quantités remontées, corrige les unités, complète les sujétions, puis exporte vers son outil habituel pour finaliser l'offre — avec la promesse de jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Pour resituer ce travail dans l'ensemble de la démarche, voir comment répondre à un appel d'offres BTP.

Questions fréquentes

Quelles quantités faut-il recontrôler dans une DPGF menuiserie ?+

Le nombre d'ouvrages par typologie (blocs-portes, fenêtres, châssis fixes, façades), les dimensions rattachées à chaque repère et les quantités de quincaillerie. Un recomptage sur les plans de menuiserie et les carnets de repérage révèle les écarts avec le bordereau avant la remise.

Quels postes sont souvent manquants dans une DPGF menuiserie ?+

Les appuis et bavettes, les habillages et couvre-joints, les calfeutrements et étanchéités, la quincaillerie spécifique, les serrures et organigrammes, ainsi que la dépose de l'existant en rénovation. Ces prestations sont décrites au CCTP mais rarement dotées d'une ligne de prix dédiée.

Quels pièges d'unités guettent en menuiserie ?+

Confondre l'unité (par ensemble menuisé) avec le mètre linéaire (habillages, joints) ou le forfait (organigramme de clés). Une menuiserie chiffrée à l'unité alors que le CCTP impose un habillage périphérique au ml crée un écart de déboursé masqué jusqu'au chantier.

Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.

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