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Chiffrer un lot électricité pour un marché public
Chiffrer un lot électricité en marché public : DPGF et BPU imposés, recoupement CCTP/plans, courants forts et faibles, prix révisable et traçabilité de l'offre.
Barbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitaleChiffrer un lot électricité pour un marché public, c'est appliquer ses prix à une DPGF — et souvent un BPU — imposés par l'acheteur, sur un corps d'état qui mêle courants forts et courants faibles. Le prix des tableaux, de l'appareillage ou des réseaux VDI, l'entreprise le maîtrise. L'enjeu réel : décomposer proprement un lot dense, garantir que chaque ligne recoupe le CCTP et les plans, et tenir la marge sous le régime de prix imposé par le CCAP.
Les postes clés d'un lot électricité
Un lot électricité se structure d'abord par la séparation courants forts / courants faibles, chacun avec ses unités propres :
- Distribution et protection : TGBT, tableaux divisionnaires, protections, comptés à l'unité et à l'ensemble.
- Réseaux et câblage : chemins de câbles, câbles, filerie, comptés au mètre linéaire.
- Appareillage et éclairage : prises, interrupteurs, luminaires, comptés à l'unité par local.
- Courants faibles : réseaux VDI, contrôle d'accès, SSI, GTB, vidéosurveillance.
- Sujétions : percements, réservations, mise à la terre, essais et consignations.
Confondre un poste au linéaire avec un poste à l'unité, ou noyer les courants faibles dans les courants forts, suffit à décaler l'offre — et, en public, à fausser la comparaison ligne à ligne opérée par l'acheteur.
Ce que le marché public change
Le formalisme et l'égalité de traitement dictent la manière de compléter le bordereau :
| Contrainte du public | Effet sur le chiffrage électricité |
|---|---|
| DPGF / BPU imposés | Compléter la trame telle quelle, sans en changer l'ossature |
| Égalité de traitement | Respecter unités et découpage courants forts / faibles |
| Prix ferme ou révisable | Le CCAP fixe le régime ; risque matière (cuivre) à intégrer |
| Traçabilité des prix | Cohérence exigée entre DPGF, BPU, acte d'engagement |
| Offre anormalement basse | Une ligne à zéro non justifiée peut faire écarter l'offre |
| Questions via plateforme | Toute ambiguïté se lève par écrit, dans les délais du RC |
Sur un lot aussi fourni, le risque n'est pas le prix mais l'oubli : un poste de courants faibles décrit au CCTP mais absent de la DPGF est une prestation due non chiffrée. La logique de recoupement est détaillée dans notre guide incohérences CCTP / DPGF.
Recouper, tracer, sécuriser la marge
Le contrôle enchaîne complétude puis cohérence :
- Complétude vs CCTP : chaque tableau, réseau, appareil décrit a-t-il sa ligne à la DPGF ?
- Cohérence des unités : BPU et DPGF comptent-ils le même ouvrage dans la même unité ?
- Traçabilité des prix : les montants concordent-ils entre DPGF, BPU et acte d'engagement ?
- Régime de prix : le CCAP impose-t-il un prix ferme, actualisable ou révisable, et selon quelle formule ?
Construire chaque prix proprement reste la base : voir la méthode du sous-détail de prix BTP et la logique métier dans chiffrer un lot électricité. Fait à la main dans un tableur, ce recoupement devient vite ingérable sur un lot de plusieurs centaines de lignes.
Ce qu'Artos prépare, ce que vous chiffrez
La préparation — lire le DCE, compter appareillage et luminaires sur les plans, mesurer chemins de câbles et réseaux, recouper CCTP, DPGF et BPU — est largement automatisable. Artos lit le dossier, quantifie les ouvrages courants forts et faibles, rapproche le tout de la trame imposée et fait remonter lignes manquantes, doublons et écarts d'unité avec un indice de confiance par ligne. Chaque quantité reste éditable : vous validez une base déjà contrôlée plutôt que de tout pointer, avec jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare et vérifie la base, vous exportez pour appliquer vos prix et finaliser l'offre.
Une DPGF électricité recoupée et tracée, c'est une offre régulière et rentable. Découvrez comment Artos fiabilise la base de vos réponses en marché public.
Questions fréquentes
La DPGF électricité d'un marché public peut-elle être réorganisée ?+–
Non, sauf mention contraire du règlement de consultation. En marché public, la trame de la DPGF est imposée pour garantir l'égalité de traitement : chaque candidat remplit le même bordereau, ce qui permet à l'acheteur de comparer les offres ligne à ligne. Fusionner des lignes de tableaux, d'appareillage ou de courants faibles, ou en ajouter, peut rendre l'offre non conforme. Les ajustements se demandent par question sur la plateforme.
Faut-il distinguer courants forts et courants faibles dans le chiffrage ?+–
Oui, systématiquement. Les courants forts (distribution, tableaux, appareillage, éclairage, force) et les courants faibles (réseaux VDI, sûreté, SSI, GTB) suivent des logiques de comptage et des unités différentes. Les mélanger fausse le métré et complique le recoupement avec la DPGF, d'autant que l'acheteur public attend une décomposition lisible et traçable, poste par poste.
Comment gérer un prix révisable sur un lot électricité public ?+–
Le régime de prix est fixé par le CCAP, pas par le candidat. Sur un marché long, un lot électricité sensible au prix du cuivre et des composants peut relever d'un prix révisable indexé. Il faut identifier la clause, vérifier la formule et l'index retenus, et caler sa marge en conséquence avant de compléter la DPGF, plutôt que de subir la variation matière en cours d'exécution.
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Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.