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Chiffrer un lot gros oeuvre pour un marché public

Chiffrer un lot gros œuvre en marché public : DPGF imposée, ratios béton et coffrage, recoupement CCTP/plans/étude de sol, prix révisable et traçabilité de l'offre.

Barbara MelkiorBarbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneNathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitale
Mis à jour le 9 septembre 2026

Chiffrer un lot gros œuvre pour un marché public, c'est appliquer ses ratios à une DPGF imposée par l'acheteur, sur un corps d'état structurant où le prix de l'acier et du béton pèse lourd. Les rendements et coûts d'ouvrage, l'entreprise les maîtrise. L'enjeu réel : bâtir des quantités fiables à partir des plans de structure et de l'étude géotechnique, garantir que chaque ligne recoupe le CCTP, et tenir la marge sous le régime de prix imposé par le CCAP.

Les postes clés d'un lot gros œuvre

Un prix gros œuvre fiable se construit ouvrage par ouvrage, en s'appuyant sur les ratios propres au projet (kg d'acier par m³, m² de coffrage par m³) :

  • Terrassements : déblais, remblais, évacuation, comptés au m³.
  • Fondations : semelles, longrines, pieux, basés sur l'étude géotechnique.
  • Béton et coffrage : voiles, poteaux, poutres, comptés au m³ et au m² de coffrage.
  • Planchers : dalles pleines, prédalles, poutrelles, comptés au m².
  • Sujétions : réservations, trémies, appuis des lots secondaires, en forfait.

Un ratio d'acier erroné ou une réservation oubliée coûte cher sur un lot aussi lourd. Chaque quantité relevée sur plans doit être consignée avec sa source, prête à être confrontée à la DPGF.

Ce que le marché public change

Le formalisme et l'égalité de traitement encadrent la façon de compléter le bordereau :

Contrainte du publicEffet sur le chiffrage gros œuvre
DPGF imposéeCompléter la trame telle quelle, sans en changer l'ossature
Égalité de traitementRespecter unités et découpage des ouvrages
Étude géotechnique fournieChiffrer les fondations sur cette base ; aléas au BPU
Prix ferme ou révisableLe CCAP fixe le régime ; risque matière (acier, béton)
Traçabilité des prixCohérence exigée entre DPGF, BPU, acte d'engagement
Offre anormalement basseUne ligne à zéro non justifiée peut faire écarter l'offre

Contrairement au marché privé, la répartition des aléas ne se négocie pas librement : elle est cadrée par les pièces du DCE. Un ouvrage de structure décrit au CCTP mais absent de la DPGF reste une prestation due non chiffrée — d'où l'importance du recoupement détaillé dans incohérences CCTP / DPGF.

Recouper, tracer, sécuriser la marge

Le contrôle enchaîne complétude puis cohérence :

  1. Complétude vs CCTP et plans : chaque ouvrage de structure a-t-il sa ligne à la DPGF ?
  2. Cohérence des quantités : les métrés collent-ils aux plans de structure et à l'étude de sol ?
  3. Traçabilité des prix : les montants concordent-ils entre DPGF, BPU et acte d'engagement ?
  4. Régime de prix : le CCAP impose-t-il un prix ferme, actualisable ou révisable, selon quelle formule ?

Décomposer chaque prix proprement reste la base : voir la méthode du sous-détail de prix BTP et la logique métier dans chiffrer un lot gros œuvre. Sur un dossier dense, ce recoupement fait à la main dans un tableur devient vite une source d'erreurs coûteuses.

Ce qu'Artos prépare, ce que vous chiffrez

La partie chronophage — lire le DCE, recouper CCTP, plans de structure, étude géotechnique et DPGF, quantifier les ouvrages — est celle où l'automatisation apporte le plus. Artos lit le dossier, rapproche les pièces, quantifie les ouvrages et fait remonter lignes manquantes, doublons et écarts avec un indice de confiance par ligne. Chaque quantité reste éditable : vous validez une base déjà contrôlée au lieu de tout pointer, avec jusqu'à 50 % de temps gagné sur la préparation. Artos ne remplace pas votre logiciel de devis : il prépare et vérifie la base, vous exportez ensuite pour appliquer vos prix et finaliser l'offre.

Une DPGF gros œuvre recoupée et tracée, c'est une offre régulière et rentable. Découvrez comment Artos fiabilise la base de vos réponses en marché public.

Questions fréquentes

Peut-on adapter la DPGF gros œuvre imposée par l'acheteur public ?+

Non, sauf autorisation du règlement de consultation. En marché public, la trame de la DPGF est fournie pour garantir l'égalité de traitement : chaque candidat complète le même bordereau, ce qui permet une comparaison ligne à ligne. Modifier l'ossature — fusionner des ouvrages de structure, supprimer ou ajouter des lignes — peut rendre l'offre irrégulière. Toute question sur la structure se pose via la plateforme, dans les délais fixés.

Comment traiter les aléas de sol dans un chiffrage gros œuvre public ?+

En marché public, on chiffre les fondations sur la base de l'étude géotechnique jointe au DCE, dans le cadre fixé par le CCTP et le CCAP. Les aléas ne se noient pas dans un forfait libre comme en privé : ils relèvent souvent de prix unitaires prévus au BPU ou de sujétions décrites au marché. Il faut recouper l'étude de sol, les plans de structure et la DPGF pour vérifier que chaque ouvrage a bien sa ligne.

Le régime de prix influence-t-il le chiffrage d'un gros œuvre public ?+

Oui. Le CCAP fixe si le prix est ferme, actualisable ou révisable. Sur un lot gros œuvre, capitalistique et sensible au prix de l'acier et du béton, un marché long en prix ferme fait porter le risque matière à l'entreprise. Il faut lire la clause de prix et, en cas de révision, vérifier la formule et l'index avant de caler sa marge et de compléter la DPGF.

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Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.

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