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Chiffrer un lot métallerie pour un marché public
Chiffrer un lot métallerie en marché public : postes clés, contraintes DPGF/BPU et cohérence CCTP. Comment Artos prépare la base avant que vous chiffriez.
Barbara MelkiorExperte BTP
Nathan LamontagneExpert digitalisation & stratégie digitaleChiffrer un lot métallerie dans un marché public, c'est appliquer votre logique d'atelier — fourniture acier, façonnage, traitement, pose — à un cadre imposé et formalisé. La différence n'est pas dans les ouvrages, mais dans la manière : la DPGF est fournie, les prix doivent être justifiables, et la moindre incohérence entre pièces se paie en cours de chantier.
Les postes clés d'un lot métallerie
Un lot métallerie couvre des ouvrages variés — garde-corps, escaliers métalliques, portails, structures secondaires, menuiseries acier, ferronnerie — mais le chiffrage repose toujours sur les mêmes familles de coûts :
- Fourniture matière : acier, alu ou inox, avec des nuances et des épaisseurs qui pèsent lourd sur le prix.
- Façonnage atelier : débit, pliage, soudure, assemblage — le temps d'atelier est souvent le premier poste, avant même la matière.
- Traitement de surface : galvanisation, métallisation, thermolaquage — rarement gratuit, parfois oublié.
- Quincaillerie et accessoires : serrures, charnières, visserie inox, fixations.
- Pose sur site : manutention, scellements, calages, reprises, avec des contraintes d'accès propres au chantier.
À cela s'ajoutent, selon les ouvrages, les notes de calcul de structure exigées par le CCTP, qui mobilisent un bureau d'études et doivent être provisionnées.
Ce que le marché public change au chiffrage
En marché public, vous ne construisez pas votre bordereau : vous chiffrez sur la DPGF imposée. Cela impose une discipline particulière.
| Point | En marché public | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Bordereau | DPGF / BPU fournis | Chaque ligne correspond-elle à un ouvrage du CCTP ? |
| Variantes | Recevables seulement si le RC les autorise | Lire le règlement de consultation avant de proposer |
| Prix | Ferme ou révisable selon le CCAP | Intégrer la formule de révision au chiffrage |
| Justification | Sous-détails parfois demandés | Garder la traçabilité de chaque prix |
Le risque classique : un ouvrage décrit au CCTP mais absent de la DPGF, ou une quantité de la DPGF qui ne colle pas avec les plans. En marché public, c'est à vous de repérer ces écarts avant de remettre l'offre — les découvrir après attribution, c'est rogner votre marge sur un prix déjà engagé. La cohérence entre pièces devient un enjeu de chiffrage à part entière (voir incohérences CCTP / DPGF).
Ce qu'Artos prépare, ce que vous chiffrez
Artos ne remplace pas votre logiciel de devis et ne fixe pas vos prix. Il prend en charge le travail d'analyse en amont, celui qui vous prend des heures avant même de commencer à chiffrer :
- il lit l'ensemble du DCE et isole ce qui concerne le lot métallerie ;
- il recoupe CCTP, DPGF et plans pour signaler les écarts et les ouvrages non repris ;
- il repère les quantités et prépare une base structurée, ouvrage par ouvrage ;
- il met en évidence les points de vigilance — traitements de surface, notes de calcul, clauses du CCAP.
Vous récupérez une base propre que vous exportez dans votre outil, puis vous appliquez vos ratios d'atelier, vos prix matière et votre marge. L'objectif : consacrer votre temps à ce qui a de la valeur — le sous-détail de prix (voir le sous-détail de prix) — plutôt qu'à éplucher un DCE ligne à ligne. Sur cette phase de préparation, Artos vise jusqu'à 50 % de temps en moins.
En marché public plus qu'ailleurs, un chiffrage métallerie solide commence par une lecture sans angle mort. C'est exactement ce qu'Artos sécurise avant que vous ne posiez le premier prix. Testez Artos sur un de vos dossiers.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qui change au chiffrage d'un lot métallerie en marché public ?+–
La DPGF et le bordereau de prix sont imposés : vous chiffrez sur le cadre du maître d'ouvrage, sans le réorganiser. Les variantes ne sont recevables que si le règlement de consultation les autorise, et chaque prix doit pouvoir être justifié. La rigueur documentaire prime autant que le prix.
Quels sont les postes les plus souvent oubliés en métallerie ?+–
Les traitements de surface (galvanisation, thermolaquage), la visserie inox, les calages et scellements, les notes de calcul de structure quand elles sont exigées, et la pose en site parfois occupé. Ce sont des postes qui figurent au CCTP mais pas toujours en clair dans la DPGF.
Artos chiffre-t-il le lot métallerie à ma place ?+–
Non. Artos lit le DCE, recoupe CCTP, DPGF et plans, et prépare une base fiable — quantités repérées, points de vigilance, écarts signalés. Vous chiffrez ensuite dans votre logiciel de devis, avec vos prix et vos ratios d'atelier.
Préparez votre prochain appel d'offres avec Artos.
Lecture du DCE, recoupement des pièces, métré et pré-chiffrage. Vous validez, vous exportez.